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10/10/2012

"L'échec EADS-BAE, c'est l’échec de l’Europe de la défense !"


L’échec des négociations surprend dans les syndicats. Pour la CFE-CGC, elle illustre l’échec d’une construction européenne au niveau politique.

Les syndicats avaient été surpris d’apprendre le projet de fusion EADS-BAE ; ils sont tout aussi surpris d’apprendre l’échec des négociations.  "On est dans la schizophrénie d’un système où l’industrie va trois fois plus vite que le politique. On voit ce que cela donne quand on veut construire une industrie dans un domaine régalien. Il y a une guerre de pouvoir entre les Etats qui semble assez légitime, mais qui illustre le fait qu’il n’y a pas d’Europe politique ", explique Bernard Valette, président de la CFE-CGC Espace-Défense, premier syndicat sectoriel.

04/10/2012

Boeing anticipe une expansion du fret aérien de 5,2% par an sur 20 ans


Le constructeur aéronautique américain Boeing a estimé mardi que le marché mondial du fret aérien allait augmenter de 5,2% par an en moyenne sur les 20 ans à venir grâce à la croissance mondiale et à la progression du trafic vers et depuis l'Asie.

D'après les prévisions Boeing World Air Cargo Forecast 2012/2013, présentées mardi, cette croissance va s'appuyer sur une progression du produit intérieur brut mondial qui va "presque doubler sur cette période", souligne Boeing dans un communiqué.



"Le commerce devrait progresser grâce à l'ouverture à la concurrence des marchés et à des appareils plus efficaces, tandis que l'amélioration des infrastructures va réduire les coûts du fret aérien", ajoute Boeing.

"Le trafic aérien devrait progresser sur le long terme malgré la faiblesse du marché de court terme et les incertitudes économiques dans le monde", ajoute-t-il.
Le trafic du fret aérien a baissé légèrement en 2011 et depuis le début de 2012, note ainsi Boeing.

Boeing table sur une flotte mondiale de fret aérien qui va passer à 3.198 appareils en 2031 contre 1.738 actuellement, les gros porteurs représentant 36% de cette flotte contre 31% actuellement.

La croissance du trafic vers et depuis l'Asie devrait tirer le secteur.

Le constructeur table sur des prix du carburant "volatils" mais ne prévoit pas qu'ils progressent en moyenne bien au-delà de leurs niveaux actuels, précise le communiqué.


Source : AFP

Les bénéfices du transport aérien mondial seront meilleurs que prévu... sauf en Europe

Selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), le secteur devrait dégager 4,1 milliards de dollars de bénéfices en 2012 et non 3 milliards comme prévu en juin lors de ses dernières prévisions. En 2013, les bénéfices pourraient grimper à 7,5 milliards. Les compagnies européennes, au contraire, voient leurs pertes se creuser, à 1,2 milliard.


Pris dans sa globalité, le transport aérien mondial résiste à un environnement économique morose. Ce lundi, l’Association internationale du transport aérien (Iata) a révisé à la hausse ses prévisions de bénéfices pour l’année 2012. Selon cette organisation, qui regroupe l’essentiel des compagnies traditionnelles (mais pas les transporteurs à bas coûts), le secteur ne va pas dégager trois milliards de dollars de profits comme espéré en juin lors des dernières prévisions, mais 4,1 milliards. Pour 2013, une première prévision fait état de 7,5 milliards de dollars.

Bénéficiaires avec un baril à 110 dollars, inimaginable il y a 6 ans
Ce relèvement des prévisions ne provient pas d’un environnement économique, qui serait devenu plus clément. L’Iata table toujours sur une croissance mondiale de 2,1 % en 2012. Elle ne provient pas non plus d’un optimisme soudain à propos d’une baisse des prix du pétrole. Au contraire, si les prévisions du prix moyen du baril de Brent restent inchangées, à 110 dollars, le prix du baril de kérosène a lui augmenté de 1,2 dollar par baril (à 127,70). Ce phénomène qui augmentera la facture du secteur de un milliard à 208 milliards. "Il y a six ans, être bénéficiaire avec un prix du baril de Brent à 110 dollars était inimaginable"», rappelle le directeur général de L’Iata, Tony Tyler.

XL Airways va changer de main

En vente depuis 2009, la compagnie aérienne française qui applique les règles du low cost sur les vols long courrier devrait être cédée à un fonds d'investissement américano-suisse.
XL Airways a beau être une compagnie aérienne, sa vente n’en est pas moins un serpent de mer, maintes fois évoqué, jamais réalisé. Pourtant, des négociations exclusives ont désormais lieu entre la banque islandaise Straumur, sa propriétaire, et le fonds d’investissement suisso-américain BeachSide Capital. Le comité d’entreprise devrait rendre son avis de façon imminente – s’il n’est pas repoussé -, et la vente se conclure d’ici le début du mois de novembre, selon des sources internes.

Easyjet profite de la crise pour augmenter ses bénéfices

La compagnie à bas coûts a une nouvelle fois relevé sa prévision de bénéfices annuels pour l'exercice 2011-2012, clos fin septembre. Elle table désormais sur un bénéfice avant impôt compris entre 310 à 320 millions de livres (environ 388 à 400 millions d'euros). La compagnie met encore plus l'accent sur des services destinés aux hommes d'affaires.

L’exercice 2011-2012, clos fin septembre, sera marqué par un bénéfice meilleur que prévu pour Easyjet. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi la compagnie britannique à bas coûts après avoir dépassé ses objectifs cet été. La direction table désormais sur un bénéfice avant impôt compris entre 310 à 320 millions de livres (environ 388 à 400 millions d'euros) pour l'exercice achevé fin septembre, contre une précédente prévision entre 280 à 300 millions de livres.

Quand les compagnies aériennes américaines dégagent des profits incroyables

Au fond du gouffre dans les années 2000, avec des pertes de près de 55 milliards de dollars entre 2001 et 2011, les majors américaines résistent superbement aux vents contraires qui frappent le transport aérien mondial. L'association internationale du transport aérien (Iata) a une nouvelle fois revu à la hausse ses prévisions de bénéfice net pour les Majors américaines, et gonflé le niveau de pertes des transporteurs européens.

Au cours de la dernière décennie, les pertes abyssales des compagnies aériennes américaines suscitaient les railleries de certains experts qui prédisaient la fin de ces dinosaures, incapables de s'adapter aux dernières mutations du secteur. Entre 2001 et 2011, elles ont en effet perdu collectivement 55 milliards de dollars, et pendant quelques mois en 2005, la moitié des passagers américains était transportée par une compagnie en faillite.

Lufthansa : quand le plan anti-low-cost ressemble à celui d'Air France... en plus fort

La compagnie allemande va regrouper ses filiales Direct Services et Germanwings dans une entité qui opèrera tous les vols intérieurs et européens de Lufthansa, à l'exception de ceux alimentant les hubs de Francfort et Munich. Cette compagnie transportera 18 millions de passagers sur 90 appareils.


Une flotte de 90 avions pour un trafic annuel de 18 millions de passagers transportés vers 90 destinations. C’est le profil flatteur de la future entité low-cost de Lufthansa qui va naître le 1er janvier 2013 du regroupement de ses filiales Direct Services (qui assurent des vols en Allemagne et l’Europe) avec Germanwings, la compagnie à bas coûts du groupe actuellement. Ce nouveau transporteur assurera tous les vols intérieurs et européens en dehors des lignes vers Francfort et Munich, les deux hubs (aéroports de correspondances) de Lufthansa. Toutes les lignes court et moyen-courriers vers ces deux aéroports seront donc opérées sous la marque Lufthansa, le reste sous un régime "low-cost" pour lutter contre les Ryanair, Easyjet ou encore Air Berlin, même si cette dernière est beaucoup moins agressive.