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01/11/2012

Faut-il avoir peur pour Airbus ?


Airbus inaugurait la semaine dernière à Toulouse le site de production de son nouveau long courrier l’A350. On n’arrête pas de nous dire que la France souffre d’un problème de compétitivité et là, Airbus apporte un démenti en investissant et en créant des emplois. Qu’est-ce qui fait qu’Airbus réussit, là où d’autres échouent ?
Le premier avantage d’Airbus est d’être sur un marché extrêmement porteur. Le transport aérien est un métier en plein boom porté d’abord par la croissance des pays émergents. Quand on s’enrichit en Inde, en Chine au Brésil ou ailleurs, on prend plus l’avion pour le business comme pour le tourisme. Et du coup les nouvelles compagnies aériennes achètent de plus en d’avions. 

28/10/2012

Airbus reçoit une commande de Singapore Airlines pour vingt A350 et cinq A380


Ils s'ajoutent aux vingt A350 déjà commandés et portent à 558 le nombre de commandes fermes enregistrés par Airbus pour cet appareil. La compagnie aérienne, qui souhaite remplacer l'actuelle flotte de sa compagnie à bas prix, a également acheté vingt Boeing Dreamliners.
Singapore Airlines fait ses emplettes pour redonner un coup de jeune à la flotte de Scoot, sa filiale "low cost". La compagnie aérienne a ainsi annoncé mercredi 24 octobre l'achat de cinq Airbus A380 et de vingt A350-900s, pour un montant total de 7,5 milliards de dollars, soit environ 5,8 milliards d'euros.
Dans le cadre de ce nouveau contrat, Airbus rachètera à la compagnie asiatique cinq A340-500 qui seront retirés du service au quatrième trimestre 2013.
DÉJÀ 558 COMMANDES FERMES ENREGISTRÉS PAR AIRBUS POUR L'A350
Ces appareils doivent être livrés à partir de 2017, a précisé Singapore Airlines. Ils viennent s'ajouter aux vingt A350 précedemment commandés par Singapore Airlines. Cela porte à 558 le nombre de commandes fermes reçues par Airbus pour cet avion, dont l'usine d'assemblage à été inaugurée le 24 octobre dernier.
La compagnie a également passé commande de 20 Boeing Dreamliners pour une valeur de 4 millairds de dollars (3 milliards d'euros). Livrables à partir de 2014, ils sont destinés à remplacer les Boeing 777-200 utilisés par Scoot.
Source : Usine Nouvelle

27/10/2012

Le premier Airbus décollait il y a 40 ans de Toulouse


Demain, Airbus fêtera les quarante ans du premier vol de l'A300. Tout premier avion commercial mis en service par la société de Blagnac, il a été produit à 561 exemplaires. Il a marqué le début de l'aventure Airbus,qui a porté aujourd'hui l'avionneur européen à la place de numéro un mondial.
«Le premier Airbus a volé et bien volé». C'est par ces mots que Jean Mirassou, le journaliste de La Dépêche en charge de l'aéronautique à l'époque, décrivait le premier vol de l'Airbus A300. C'était le 28 octobre 1972. Demain cela fera donc quarante ans que la saga Airbus a débuté. Quarante ans d'espoirs, de déceptions, de succès… Aujourd'hui, le bilan est plutôt flatteur puisque ce qui n'était à l'époque qu'un consortium européen est devenu le numéro un mondial de l'aéronautique. Toulouse et sa région sont devenus le point d'équilibre de l'aéronautique, l'épicentre mondial.

23/10/2012

Cinq ans d'Airbus A380

En octobre 2007, Singapore Airlines mettait en ligne le premier modèle. Aujourd'hui, neuf compagnies exploitent 87 super jumbos.


Si le carnet de commandes tarde à se muscler pour 2012 et ne remplit pas les objectifs d'Airbus de 30 contrats signés, le super jumbo A380 donne globalement satisfaction aux neuf compagnies aériennes qui l'utilisent depuis cinq ans pour desservir les plus grands aéroports du monde. Elles peuvent ainsi augmenter leurs offres sans croissance de trafic ou réaliser des économies en fusionnant des fréquences. Dans les deux cas, les objectifs de développement durable avec diminution de la consommation de carburant comme des émissions de CO2 et réduction des nuisances sonores sont atteints.

Airbus pourrait augmenter la production de l'A350-1000


Airbus envisage d'accroître la production de l'A350-1000, la plus grande des trois versions de son futur long courrier, afin de mieux lutter contre Boeing sur ce segment lucratif du marché aéronautique, selon deux sources proches du dossier.

Ce projet intervient alors qu'est inaugurée mardi au siège d'Airbus à Toulouse la ligne d'assemblage de l'A350, un programme dont le coût est estimé à 15 milliards de dollars (11,5 milliards d'euros).

Cet avion en composite de carbone est la réponse d'Airbus à deux long-courriers de Boeing : le 787 Dreamliner, pionnier dans l'utilisation à grande échelle de matériaux permettant d'économiser du carburant, et le plus traditionnel mais toujours très vendu 777 qui peut transporter 365 passagers.

La plus grande version de l'A350 permettait à la filiale du groupe d'aérospatiale et de défense EADS de concurrencer frontalement la version "mini-jumbo" du 777.

L'Airbus A350 sera-t-il présenté au prochain Salon du Bourget ?

L'inauguration aujourd'hui de la chaîne d'assemblage à Toulouse révèle les tensions du calendrier.

L'avion que va découvrir ce matin le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur la chaîne d'assemblage final de l'Airbus A350 à Toulouse ne volera jamais. Il est même destiné à la casse. Rien de malicieux de la part d'EADS, la maison mère d'Airbus. Tout programme aéronautique commence, en effet, par un appareil que l'on sacrifie aux essais statiques, une véritable séance de torture pour voir quand les ailes ou le fuselage se fissurent, se déforment et, enfin, se rompent. Derrière lui, sur la ligne d'assemblage, piaffe l'avion n° 1, celui du premier vol. Son fuselage, déjà assemblé, va bientôt être raccordé à la voilure qui arrive en avion-cargo de Broughton, en Grande-Bretagne, via Brême, en Allemagne, selon la logique du "meccano" industriel européen cher à Airbus.

Question que ne manquera pas de poser le Premier ministre, cet A350 sera-t-il présenté en vol au prochain Salon du Bourget en juin ? Fabrice Brégier, patron d'Airbus, se contentera d'évoquer un premier vol cet été. Le défi peut donc être relevé, mais la marge est très faible. L'été pourrait devenir indien... La première livraison d'un avion de série à Qatar Airways, elle, est attendue au deuxième semestre 2014, avec six mois de retard. Comme tous les programmes aéronautiques, l'A350 peine à tenir son calendrier.

10/10/2012

"L'échec EADS-BAE, c'est l’échec de l’Europe de la défense !"


L’échec des négociations surprend dans les syndicats. Pour la CFE-CGC, elle illustre l’échec d’une construction européenne au niveau politique.

Les syndicats avaient été surpris d’apprendre le projet de fusion EADS-BAE ; ils sont tout aussi surpris d’apprendre l’échec des négociations.  "On est dans la schizophrénie d’un système où l’industrie va trois fois plus vite que le politique. On voit ce que cela donne quand on veut construire une industrie dans un domaine régalien. Il y a une guerre de pouvoir entre les Etats qui semble assez légitime, mais qui illustre le fait qu’il n’y a pas d’Europe politique ", explique Bernard Valette, président de la CFE-CGC Espace-Défense, premier syndicat sectoriel.

04/10/2012

Boeing anticipe une expansion du fret aérien de 5,2% par an sur 20 ans


Le constructeur aéronautique américain Boeing a estimé mardi que le marché mondial du fret aérien allait augmenter de 5,2% par an en moyenne sur les 20 ans à venir grâce à la croissance mondiale et à la progression du trafic vers et depuis l'Asie.

D'après les prévisions Boeing World Air Cargo Forecast 2012/2013, présentées mardi, cette croissance va s'appuyer sur une progression du produit intérieur brut mondial qui va "presque doubler sur cette période", souligne Boeing dans un communiqué.



"Le commerce devrait progresser grâce à l'ouverture à la concurrence des marchés et à des appareils plus efficaces, tandis que l'amélioration des infrastructures va réduire les coûts du fret aérien", ajoute Boeing.

"Le trafic aérien devrait progresser sur le long terme malgré la faiblesse du marché de court terme et les incertitudes économiques dans le monde", ajoute-t-il.
Le trafic du fret aérien a baissé légèrement en 2011 et depuis le début de 2012, note ainsi Boeing.

Boeing table sur une flotte mondiale de fret aérien qui va passer à 3.198 appareils en 2031 contre 1.738 actuellement, les gros porteurs représentant 36% de cette flotte contre 31% actuellement.

La croissance du trafic vers et depuis l'Asie devrait tirer le secteur.

Le constructeur table sur des prix du carburant "volatils" mais ne prévoit pas qu'ils progressent en moyenne bien au-delà de leurs niveaux actuels, précise le communiqué.


Source : AFP

03/10/2012

Boeing : ingénieurs et techniciens rejettent les propositions salariales de la direction

Les ingénieurs et techniciens de Boeing ont rejeté à une très large majorité les propositions salariales de la direction. Celle-ci souhaitait leur accorder une augmentation comprise entre 2,5% et 3,5% par an sur les quatre prochaines années. Les négociations reprennent aujourd'hui avec pour échéance le 25 novembre.

En savoir plus

Transport aérien

L'Association Internationale des Transports Aériens (Iata) a doublé ses prévisions de pertes des compagnies aériennes européennes pour 2012. Estimées précédemment à 500 millions de dollars, elles devraient désormais atteindre 1,1 milliard de dollars. Des liquidations pourraient intervenir car les compagnies traditionnelles européennes sont non seulement confrontées à la crise de la zone euro, mais aussi à une concurrence féroce. En revanche les transporteurs nord-américains, qui se sont bien redressés, devraient dégager 1,4 milliard de bénéfices (500 millions de dollars de plus que prévu). Ces prévisions sont basées sur l'hypothèse d'un prix moyen du baril de pétrole de 110 dollars sur l'année. En attendant, les plans d'économies se multiplient. Même les plus solides comme Lufthansa ou International Airlines Group doivent durcir leurs restructurations.

Aéronautique - Défense

Les grands avionneurs sont optimistes pour 2012 car ni le ralentissement économique mondial, ni la crise de la dette européenne, ni les incertitudes au Moyen Orient, ne suffisent à freiner la croissance du trafic aérien . La demande en nouveaux avions reste par conséquent toujours aussi forte, même si le financement des achats d'avions plus « écologiques » comme l'A320 NEO ou le B737 Max Boeing, reste assez difficile. Boeing a revu à la hausse ses prévisions du marché aéronautique à vingt ans. Il anticipe désormais la livraison de 34.000 nouveaux avions pour 4.500 milliards de dollars (3.600 milliards d'euros) sur la période. Jusqu'à présent il prévoyait plutôt 33.500 avions pour 4.000 milliards. L'avionneur américain table sur une croissance de 5% du trafic passagers mondial par an d'ici à 2030. Ces estimations sont partagées par Airbus. 

Source : Capital