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02/11/2012

Aeroflot pourrait lancer une low cost en Russie

Sous réserves que la législation russe sur le transport aérien soit assouplie, Aeroflot, compagnie nationale de Russie, s’est déclarée prête à lancer une compagnie low cost dans le pays.
Aeroflot, la plus importante compagnie de Russie, pourrait lancer une compagnie low cost d’ici « six mois à un an maximum si des modifications sont apportées au Code de l’aviation » a indiqué Vitaly Saveliev, directeur général de la compagnie nationale, au sortir d’une rencontre avecVladimir Poutine. Plusieurs modifications de la réglementation devront être apportées comme la possibilité de facturer des services tiers comme les bagages payants ou l’emploi de pilotes ne résidant pas en Russie. Les conditions de remboursement posent aussi problème. « Un passager qui achète un billet bon marché doit comprendre qu’il ne peut pas se faire rembourser. Cela ne concerne pas seulement les low-cost mais aussi les compagnies traditionnelles », a-t-il précisé. Aujourd’hui la Russie ne possède aucune compagnie low cost après la disparition en 2011 Sky Express, première compagnie low cost russe (fondée en 2006) et de Avianova (fondée en 2009).

31/10/2012

La bataille des airs se joue au sol

A scruter attentivement la guerre que se livrent les compagnies traditionnelles et les low cost, on s’aperçoit que les premières ont plutôt le souci du ciel, tandis que les autres se préoccupent davantage de la terre.
Les prestations étant équivalentes dans les airs, c’est désormais au sol que tout se joue. Les low cost ont été les premières à comprendre et à anticiper les besoins des classes moyennes. C’est donc à partir de là qu’elles ont "inventé" des terminaux de conception spécifique avec des temps d’escale au sol réduits, des pré-enregistrements simplifiés sur internet, des tarifs attractifs, des formalités minimisées pour l’embarquement. Sans parler de la révolution économique?: la vente de produits dérivés, point central dans leur nouveau business model. Autant d’"inventions", quelquefois reprises par les "anciens". Cependant, le mal est fait.

La tendance s’est inversée et les anciens devanciers sont devenus les suiveurs modernes. La question qui se pose est de savoir si nous sommes à la veille de l’avènement d’une aviation à deux vitesses, en sachant que le plus coûteux n’est pas forcément le meilleur… Les verrous, blocages, limitations et autres initiatives pour tenter de freiner l’ascension des low cost auront sauté avant que le "nouvel" aéroport international nantais de Notre-Dame-des-Landes soit inauguré et que son utilité ait été, sinon démontrée, du moins analysée sérieusement. Les compagnies à bas coût, au prix de sacrifices, auront courageusement ouvert la voie aérienne à la grande majorité des voyageurs du XXIe siècle.

30/10/2012

Londres – Moscou: easyJet bat Virgin Atlantic

La compagnie aérienne low cost easyJet a été choisie aux dépens de Virgin Atlantic pour opérer les 14 créneaux de vol entre Londres et Moscou, abandonnés par British Airways suite à son rachat de BMI.
L’Autorité de l’Aviation Civile (CAA) britannique a décidé le 24 octobre 2012 de permettre à la spécialiste du vol pas cher d’opérer des vols entres les aéroports de Londres – Gatwick et Moscou – Domodedovo, tandis que le transporteur national pourra continuer ses liaisons entre Heathrow et Domodedovo. EasyJet devrait du coup lancer début 2013 deux vols quotidiens en Airbus A320 entre les deux capitales, soit une capacité hebdomadaire de 5040 sièges – elle vise les 230 000 passagers par an sur ce qui sera l’une des plus longues routes de son réseau, avec celles vers les plages d’Egypte et d’Israël. La low cost, qui a promis des allers-retours à partir de 125£, s’est déclarée ravie à l’annonce de sa victoire, qui est « la bonne décision pour les consommateurs » des deux pays.

04/10/2012

Easyjet profite de la crise pour augmenter ses bénéfices

La compagnie à bas coûts a une nouvelle fois relevé sa prévision de bénéfices annuels pour l'exercice 2011-2012, clos fin septembre. Elle table désormais sur un bénéfice avant impôt compris entre 310 à 320 millions de livres (environ 388 à 400 millions d'euros). La compagnie met encore plus l'accent sur des services destinés aux hommes d'affaires.

L’exercice 2011-2012, clos fin septembre, sera marqué par un bénéfice meilleur que prévu pour Easyjet. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi la compagnie britannique à bas coûts après avoir dépassé ses objectifs cet été. La direction table désormais sur un bénéfice avant impôt compris entre 310 à 320 millions de livres (environ 388 à 400 millions d'euros) pour l'exercice achevé fin septembre, contre une précédente prévision entre 280 à 300 millions de livres.

Lufthansa : quand le plan anti-low-cost ressemble à celui d'Air France... en plus fort

La compagnie allemande va regrouper ses filiales Direct Services et Germanwings dans une entité qui opèrera tous les vols intérieurs et européens de Lufthansa, à l'exception de ceux alimentant les hubs de Francfort et Munich. Cette compagnie transportera 18 millions de passagers sur 90 appareils.


Une flotte de 90 avions pour un trafic annuel de 18 millions de passagers transportés vers 90 destinations. C’est le profil flatteur de la future entité low-cost de Lufthansa qui va naître le 1er janvier 2013 du regroupement de ses filiales Direct Services (qui assurent des vols en Allemagne et l’Europe) avec Germanwings, la compagnie à bas coûts du groupe actuellement. Ce nouveau transporteur assurera tous les vols intérieurs et européens en dehors des lignes vers Francfort et Munich, les deux hubs (aéroports de correspondances) de Lufthansa. Toutes les lignes court et moyen-courriers vers ces deux aéroports seront donc opérées sous la marque Lufthansa, le reste sous un régime "low-cost" pour lutter contre les Ryanair, Easyjet ou encore Air Berlin, même si cette dernière est beaucoup moins agressive.