La compagnie aérienne indienne Kingfisher Airlines, dont la licence a été suspendue, affirme pouvoir redémarrer ses opérations sans aide financière extérieure après la fin de la grève de ses personnels, a indiqué vendredi un responsable de l'aviation civile. "Les dirigeants de Kingfisher disent qu'ils peuvent financer leurs opérations en utilisant leurs propres ressources, sans investisseurs extérieurs", a déclaré à l'AFP un responsable de la Direction générale de l'aviation civile (DGCA) indienne.
Kingfisher, dont les employés ont consenti à mettre fin à la grève qui clouait au sol les avions de la compagnie depuis le 1er octobre, espère l'arrivée providentielle d'un investisseur étranger pour éviter la faillite, grâce à la récente libéralisation du secteur aérien. "Les dirigeants de Kingfisher disent qu'ils essayent mais ils ne pensent pas pouvoir trouver d'investisseurs avant quatre ou cinq mois. D'ici là, ils disent qu'ils peuvent gérer seuls", a ajouté le responsable de la DGCA, sous couvert de l'anonymat. Il n'a pas précisé si ces arguments avaient été étayés ni si la DGCA avait été convaincue et envisageait, le cas échéant, de rétablir la licence du transporteur.



